Brand content Quand le contenu ne dépend pas du search

Pendant plus de quatre ans au sein de la licorne française Lydia Solutions, j'ai produit ou contribué à l'ensemble des contenus éditoriaux, des landing pages aux campagnes CRM, tout particulièrement sur le blog.

Un exercice complexe mais passionnant, tiraillé entre les exigences du secteur ultra réglementé de la banque et la volonté de s'adresser simplement, en toute transparence, à nos utilisateurs.

À travers ces trois exemples, j'illustre ce qui est aussi un des aspects de mon travail : faire du contenu détaché de toute considération SEO, pensé pour engager, rassurer ou fédérer.

Gestion de réputation

Répondre aux critiques sans langue de bois

« En huit ans d'existence, on en a entendu des commentaires sur notre application. Du positif et du moins glorieux, des avis constructifs et d'autres qui nous ont laissés songeurs… Et si nous prenons en compte toutes les suggestions pour améliorer notre service, certains retours récurrents (notamment sur les réseaux sociaux) ont tendance à nous faire grincer des dents. Aujourd'hui, nous tenions à mettre les choses au clair sur cinq sujets qui fâchent… et en profiter pour tordre le cou à quelques légendes. Morceaux choisis. »

Probablement l'un des exercices les plus difficiles du brand content dans un environnement YMYL : répondre publiquement aux critiques (parfois légitimes, souvent liées à un manque d'information), dans un domaine aussi sensible que celui de la banque, sans minimiser la frustration ni sacrifier la précision inhérente au secteur. Tenir ce ton, à la fois empathique et factuel, à une époque où une déclaration mal interprétée peut devenir virale est un enjeu majeur.

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Moment fort d'entreprise

Mettre en avant les succès, avec humilité

« Licorne (n.f.) : animal fabuleux », selon le Larousse. Et plus concrètement, dans notre cas, « Start-up non cotée en Bourse dont la valorisation, basée sur un potentiel de croissance très important, dépasse le milliard de dollars. » Ce que le Larousse ne dit pas, par contre, c'est qu'il y en a moins de 1 000 dans le monde et que faire partie de ce cercle très fermé est pour beaucoup une consécration. Pour Lydia, c'est une nouvelle étape franchie dans la poursuite de ses ambitions.

Vous en avez peut-être entendu parler dans la presse : Lydia vient de réaliser une nouvelle levée de fonds de plus de 100 millions de dollars et accède par la même occasion au statut de licorne. On ne va pas le cacher : chez Lydia, nous sommes extrêmement fiers de cette distinction. Une app gratuite d'échange d'argent entre particuliers qui, en l'espace de 10 ans, voit sa valorisation passer à plus d'1 milliard de dollars, ça n'arrive pas tous les jours, surtout en France. Tout n'aura pas été rose, nous ne sommes pas arrivés au bout du chemin, loin de là, mais nous l'avons fait.

Avec cet article, le but était d'annoncer une levée de fonds de 100 millions de dollars et l'accession de l'entreprise au statut de licorne. L'enjeu éditorial : célébrer un moment historique pour l'entreprise sans basculer dans l'autosatisfaction de la communication corporate. « Tout n'aura pas été rose », dans ce contexte, est un choix éditorial rappelant la volonté d'humilité et de transparence dans le tone of voice de l'entreprise.

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Vision de marque

Réaffirmer les valeurs de l'entreprise

Si nous avons voulu rendre cette aventure possible, c'est parce qu'elle ressemble sacrément à la nôtre, dans un domaine et sur une échelle de temps évidemment différents. Nous avons suivi leur aventure depuis leur préparation dans les Alpes et nous avons rêvé ensemble et en direct grâce à leur journal de bord, leurs messages et les photos qu'ils nous ont partagé quand ils étaient sur place. Nous avons aussi souvent frissonné ensemble, eux, de froid malgré leur équipement et nous, d'effroi devant les crux vertigineux auxquels ils ont dû faire face.

Au-delà de les soutenir et très loin de chercher à faire un coup de com', en nous associant avec Léo, Benjamin et Nicolas, nous avons, par personnes interposées, eu une occasion unique de réfléchir et d'apprendre sur nous-même.

Ici, double objectif : annoncer un partenariat avec trois alpinistes en quête d'un sommet himalayen encore vierge et réaffirmer nos valeurs en faisant le parallèle avec cette expédition inédite et l'histoire de l'entreprise. De prime abord opposées, ces deux trajectoires comportaient bien plus de similitudes qu'il n'y paraît et la difficulté de l'exercice consistait à les mettre en exergue de manière évidente mais naturelle.

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